Anaëlle, la Lyonnaise Championne d’Europe de boxe muay-thaï

Photo d'Anaëlle, championne de boxe et de Muay-thaï

À 31 ans, Anaëlle Angerville a un emploi du temps bien rempli. Entre sa salle de sport de combat inclusive, ses entraînements de boxe, ses multiples engagements associatifs et ses Championnats avec l’équipe de France, elle arrive pourtant à déconnecter pour se consacrer du temps pour elle. Elle a livré son témoignage à l’équipe de l’AuRA des Sportives.

Photo d'Anaëlle, la Lyonnaise championne de muay-thaï et de boxe

Je suis une Lionne de Lyon pour le côté sportif, pour mes origines antillaises et pour mon tempérament

Anaëlle est une entrepreneure lyonnaise de 31 ans dans le milieu du sport entourée de bonnes énergies. Elle a par exemple créé sa salle de sport de combat inclusive BEE FIGHT Center, sur Chazay-d’Azergues. Elle est également marraine du projet associatif Les 5 Poings. « Ce projet permettra aux jeunes d’être accompagnés et de vivre leur passion (sportive, culturelle, artistique…). Je ne m’intéresse pas qu’aux projets autour de la boxe. J’aime aider, motiver, encourager, féliciter… Je le fais du mieux que je peux pour beaucoup d’actions. Souvent pour les publics en minorité ou des personnes aux parcours de vie difficiles » détaille-t-elle. Au quotidien, la Lyonnaise s’intéresse à tout et aime les activités qui procurent des sensations d’adrénaline. Elle reconnaît qu’elle est très bien entourée avec des personnes qui l’encouragent et la guident.

À côté de sa salle, Anaëlle fait partie du club Lions Thaïs de Lyon, un lieu où l’on peut pratiquer majoritairement en loisir la muay-thaï, le K1. « J’avais 20 ans lorsque je suis entrée pour la première fois dans une salle de boxe pour pratiquer. A 31 ans c’est toujours une addiction. Je pratique trois disciplines inhérentes aux sports de combat. Le muay-thaï, le K1 pour le pied poing au club Lions Thaïs FCGB de Lyon 3/7ème et la boxe anglaise. Cela fait partie de l’apprentissage multi-boxes que mon entraineur Dominique Poulet a toujours enseigné. Depuis plusieurs années, j’ai la chance de pouvoir m’entrainer et me préparer au Boxing Club Vaudais de Saber Bouzaiane à Vaulx-En-Velin pour la boxe anglaise. Dans les deux clubs, j’ai des sparring partner d’expérience de qualité et qui m’aident dans ma progression » explique-t-elle.

En ce qui concerne la médiatisation des sportives, Anaëlle trouve qu’elle évolue de façon progressive et positive. « Les sportives représentent parfois une menace pour l’égo de certains messieurs dans les sports mixtes. Mais c’est à nous, sportives, de nous imposer comme nous sommes, sans complexe. Peu importe le sport que nous pratiquons nous sommes toutes des combattantes. J’aime par exemple citer Naoil Tita une copine qui m’a beaucoup inspirée et émue. J’aime aussi le parcours de Camille Frison. Championne du Monde de Tennis de table en Equipe de France de Sport adapté, elle casse les aprioris du handicap » confie-t-elle.

Je suis fière de mon titre de Championne d’Europe IFMA 2018 avec l’équipe de France FFKMDA 

La sportive est une véritable passionnée des sports de combat. Elle trouve que les sensations et les exigences (dureté, dépassement de soi) sont décuplées. Pour elle rien n’égale les sensations que procure la boxe. Pourtant elle a pratiqué beaucoup d’autres sports collectifs (dont le football pendant 11 ans) ou individuels (judo, tennis, équitation, athlétisme…). « J’aimerais que chaque personne se donne l’opportunité d’essayer au moins une fois dans sa vie. Et puis j’aime fédérer autour des sports de combat » ajoute-t-elle. 

Du côté de ses exploits, la sportive est fière de son titre de Championne d’Europe IFMA 2018. Titre obtenu en République Tchèque, avec l’équipe de France FFKMDA (Fédération Française de Kickboxing Muay-thaï et Disciplines Associées). Anaëlle a aussi été Championne de France muay-thaï, vainqueur de l’Open International IFMA muay-thaï (Turquie). Mais aussi vainqueur des Arafura Games (Australie) et donc qualifiée pour les World Games 2022 qui auront lieu à Birmingham en Alabama (USA).

Enfin Anaëlle a un message pour toutes les personnes qui hésitent à se lancer dans un sport. « Faire du sport est permis pour toute personne. Sans distinction de l’âge, du genre, de l’orientation sexuelle, de capacités physiques ou mentales. Mais aujourd’hui beaucoup s’interdisent la pratique d’un sport. Pourquoi ? Parce que des normes les dictent. Ils les voient sur les supports télévisés, réseaux sociaux ou ils les entendent. Donc j’encouragerais comme j’aime le faire, toute personne à prendre confiance et se lancer pour pratiquer l’activité souhaitée. Le sport s’adapte à vous. »

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